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Apr 24

L’air toxique que nous respirons dans nos maisons

Lair toxique que nous respirons 01 150x150 Lair toxique que nous respirons dans nos maisons Il y a peu, je lisais un article sur la toxicité de notre monde et combien nous devons nous battre chaque jour contre tous ces produits modernes si utiles pour notre vie, mais bien souvent toxiques. Vous comme moi, n’avons aucune idée du nombre de ces produits qui entrent à notre contact, ne serait-ce que dans notre maison. L’air toxique que nous respirons dans nos maisons ne se veut pas un pamphlet contre notre monde moderne, mais une saine réflexion sur la qualité de vie que nous nous infligeons.

L’air toxique que nous respirons dans nos maisons

Même si vous considérez que vous faites partie de ces gens qui font attention, qui ont une démarche écologique, qui recherchent les meilleurs produits, même si vous avez décidé de vivre dans une mini maison à la campagne ou la montagne, dans un air sain et limpide, il y a de nombreux matériaux qui vous entourent qui peuvent réduire à néant vos démarches. A commencer dès la construction !

Depuis dix mois que le Blog Archimeo existe, je vous parle d’optimisation de l’espace, de construction bois, d’une démarche respectueuse de l’environnement.

Pourquoi ? Pas pour faire bien ! Pas pour être dans l’air du temps ! Simplement pour vous respecter vous-même !

Car ces produits que nous utilisons dans la construction, parce qu’ils sont en vente au supermarché du coin, parce qu’ils ne sont pas cher, parce qu’on les voit chaque jour dans les publicités à la télévision, parce que nos grands-parents les utilisaient déjà dans notre enfance, tous ces produits usuels que nous respirons chaque jour dans notre maison, ne sont pas forcément bons pour votre santé.

Le plus difficile dans notre vie, et c’est valable pour tous ses aspects, c’est de combattre les habitudes, les croyances (souvent fausses), les mimétismes, mais surtout l’indifférence.

Le monde a vraiment changé après la seconde guerre mondiale. Les grandes entreprises de l’armement qui avaient fait des fortunes pendant cette guerre en développant des armes de plus en plus technologiques et chimiques, ont compris que leur avenir se jouait justement dans cette Chimie et cette Technologie.

On a alors vu s’accélérer le développement d’une agriculture de plus en plus chimique, d’une industrie proposant de plus en plus de nouveaux produits issus de l’industrie chimique, soi-disant pour notre bien être. Et pendant longtemps nous ne nous sommes pas posé de question. L’enrichissement des classes moyennes, l’accès à la propriété, la modernisation de nos habitats nous poussaient à toujours plus d’achats, à toujours plus de nouveaux produits.

Mais des scientifiques un peu plus futés ont tiré la sonnette d’alarme ! Dans la bataille du développement à outrance de la chimie, ils nous ont montré que nous étions en contact permanent à nos bureaux, dans nos maisons, à l’école, dans les crèches et même à l’hôpital avec des produits nocifs pour notre santé.

Les produits toxiques qui nous entourent

Il n’est pas difficile de constater aujourd’hui que le nombre de maladies graves est en constante augmentation. Qui n’a pas dans son entourage une personne touchée par un cancer, la maladie de Parkinson, la maladie d’Alzheimer, des maladies qui certes, se soignent aux prix de médicaments coûteux, d’une charge financière élevée pour la société mais qui restent bien souvent avec une issue fatale.

Il faut vraiment refuser de voir la vérité en face, pour ne pas croire que cette accélération du développement des maladies graves ne provient pas de notre manière de vivre et des produits qu’on met à notre disposition.

  • Parmi les produits incriminés, les Trichloréthylènes, considérés par la communauté scientifique comme potentiellement cancérigènes, attaquant notamment insidieusement le foie. Et ces Trichloréthylènes, on les retrouve dans les encres, les adhésifs, les laques, les peintures et les vernis dont nous badigeonnons allègrement nos maisons.
  • Les Benzènes sont aussi pointés du doigt par les scientifiques, comme étant des produits d’irritation de la peau, mais plus grave, la cause du développement de Leucémie et de maladies des os. On les trouve en additif dans l’essence, les diluants, les huiles, les peintures, les plastiques et caoutchoucs synthétiques qui envahissent notre quotidien.
  • Les Formaldéhydes sont la troisième catégorie de produits toxiques qui sont aujourd’hui décriés comme potentiellement cancérigènes et accélérateurs du développement de l’asthme par exemple. Et pourtant on les retrouve dans les sacs en plastiques, dans le vernis à ongle de ces dames, mais surtout dans les panneaux de bois reconstitués, les lames de bardages synthétiques, les meubles de votre cuisine, la moquette de votre salon.

La vie n’est qu’un choix

Alors que faire ? « Il faut bien vivre et on doit tous mourir de quelque chose un jour ! ». J’ai souvent entendu cette réflexion. Laissez-moi vous raconter une petite histoire.

« Il y a de ça dix ans, j’avais un ami aux Antilles qui en début d’été toussait beaucoup et s’est mis à cracher du sang. Mauvaise grippe disait-il. Grand sportif, planche à voile trois fois par semaine, plongée sous-marine tous les week-end, chasse sous-marine en apnée presque chaque jour, tous ces petits plaisirs que peuvent offrir une région magnifique privilégiée. Mais il fumait beaucoup ! Deux paquets de cigarettes par jour et il se vantait qu’il les éliminait très bien en faisant beaucoup d’activités sportives. Nous lui avons quand même tous conseillé de consulter un médecin, ce qu’il refusait jusque là. Le diagnostique ne s’est pas fait attendre : cancer des bronches non opérable. Et comme toujours sur des hommes jeunes (il avait 46 ans), cela va très vite quand cela devient visible. D’autant plus vite, qu’il s’est complètement laissé aller au lieu de se battre contre cette saloperie de maladie. Il a perdu 17 kg en un mois. Il se morfondait « pourquoi ça m’arrive à moi ? ». Certains me l’on reproché, mais j’ai été dur avec lui. Je lui ai rappelé ses sarcasmes quand je lui faisais remarquer qu’il fumait trop et surtout cette fameuse phrase « il faut bien mourir de quelque chose un jour » qu’il se plaisait à dire sans cesse. Maintenant qu’il était devant l’échéance, il l’avait oublié cette phrase. J’espérais que cela lui donnerait un coup de fouet pour se ressaisir. Il n’en n’a rien été. Nous l’avons enterré moins de deux mois et demi après son premier diagnostique. »

Cette triste histoire pour vous montrer combien nous sommes les acteurs de notre vie. Si nous trouvons des excuses pour ne pas nous respecter, nous devons accepter aussi d’en payer le prix.

Il est facile de prendre un vernis de base, parce qu’il n’est pas cher, pour protéger le bois de sa maison. Il est facile de peindre sa chambre avec une peinture au Benzène saturée de Trichloréthylène. Il est facile de critiquer les matériaux bios, soi-disant excessivement chers.

Mais il y a beaucoup à considérer lorsque l’on décide de construire. Tous ces produits dégagent insidieusement des composés toxiques que nous respirons à longueur de journée. C’est notre choix !

Mais imaginez la concentration de ces toxiques dans une mini maison, un espace réduit, si nous n’y prenons garde. Vous comprenez pourquoi je prône, en plus de la réduction de l’espace, une recherche de la construction la plus écologique possible, un choix des matériaux les plus nobles et les plus naturels possible. Construire une mini maison, construire tout court, doit être une démarche pour se respecter soi-même.

Maintenant, je reconnais qu’il n’est pas toujours facile de trouver tous les produits parfaits. Même certains matériaux bios contiennent des Formaldéhydes en petites quantités. Les panneaux OSB par exemple, si utiles en construction ossature bois, n’en sont pas exempts malheureusement. Pourtant, je pense que ce sont des matériaux indispensables pour simplifier la construction.

Une bonne nouvelle ! Depuis quelques années, la NASA américaine a démontré que certaines plantes d’intérieur choisies à bon escient, contribuaient à assainir l’air que nous respirons dans nos maisons. Alors n’hésitez plus, adoptez des plantes chez vous pour améliorer votre santé et contrecarrer les petits tracas que peuvent apporter certains matériaux.

Les plantes anti-toxiques salvatrices

Lair toxique que nous respirons 02 150x150 Lair toxique que nous respirons dans nos maisons Le top 5 des plantes à avoir chez soi pour purifier l’air des chimies volatiles et du monoxyde de carbone, sont :

  • Le Palmier bambou (Chamaedorea Seifrizii) : il a la particularité d’éliminer certains Formaldéhydes contenus dans les bois agglomérés, les vernis, les moquettes, le linoléum, les fenêtres en PVC. Il élimine aussi le Xylène contenu dans la fumée des cigarettes. Il élimine enfin l’ammoniac des produits d’entretien. A installer dans sa chambre par exemple.
  • Le Gerbera (Gerbera Jamesonii) : il élimine le Toluène contenu dans le cirage des meubles, dans les parfums synthétiques des désodorisants, dans la mousse expansée d’isolation. Il fait la guerre aussi aux Formaldéhydes des peintures, vernis, bois agglomérés et autres moquettes, linoléums synthétiques.
  • L’Aglaonema (Aglaonema Commutatum) : elle élimine le Benzène des peintures et de la fumée de cigarette. Elle attaque tous les Formaldéhydes des matériaux de construction.
  • Le lierre (Hedera Helix) : il élimine très bien les Formaldéhydes mais aussi le Benzène, le Toluène et le Xylène. A mettre généreusement dans toutes les pièces, cuisine, salle de bains notamment.
  • La Langue de belle-mère (Sansevieria Trifasciata) : cette plante élimine très bien les Xylènes, les Toluènes, le Benzène et le Trichloréthylène.

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